Le Yamaha Tricity est un scooter trois roues disponible en 125 cm³ et 300 cm³, accessible avec le permis B après deux ans de détention et une formation de 7 heures.
- Le Tricity 125 est idéal pour la ville : 169 kg, environ 11 ch, consommation de 3,4 L/100 km, à partir de 4 000 €.
- 43,5 litres de coffre et 28 ch : le Tricity 300 répond aux trajets mixtes et au duo, à partir de 7 990 €.
- Standing Assist et système LMW : les deux roues avant s’inclinent en virage, les fourches se verrouillent à l’arrêt. Aucun autre scooter ne fait ça.
- Avec un permis B de plus de 2 ans et 7 heures de formation, aucun permis moto n’est exigé, pour les deux versions.
- En occasion, le 125 se trouve entre 2 500 et 3 500 €, le 300 entre 5 000 et 7 000 €.
Le Yamaha Tricity attire l’oeil depuis son apparition sur le marché européen. Trois roues à l’avant, un design affirmé et la promesse d’une stabilité inédite : de quoi bousculer les codes du deux-roues urbain. Entre le 125 et le 300, lequel correspond vraiment à votre usage ? Notre rédaction a passé plusieurs sessions en selle sur les deux versions pour vous donner un avis concret.

Le Yamaha Tricity, c’est quoi au juste ?
Le Yamaha Tricity est un tricycle motorisé homologué L5e, doté de deux roues avant montées sur une fourche à géométrie brevetée : le système LMW (Leaning Multi-Wheel). Les deux roues s’inclinent de concert en virage, exactement comme sur un deux-roues classique, tout en offrant une emprise double sur l’asphalte.
En pratique, cela change tout sur route mouillée. Là où un scooter ordinaire demande de la prudence et du freinage anticipé, le Tricity reste stable et confiant. À l’arrêt, le Standing Assist verrouille les fourches : le scooter tient seul, sans que vous ayez à poser le pied. Pour quiconque a grandi sur un deux-roues classique, la première minute en selle ressemble à une bizarrerie. Dix minutes plus tard, on ne voudrait plus s’en passer.
Yamaha propose aujourd’hui deux motorisations dans la gamme Tricity vendue en France : le 125 cm³ et le 300 cm³. Le Tricity 500, récemment lancé à l’international, reste peu distribué en France à la date de rédaction de cet article.
Notre test du Tricity 125
Le Tricity 125 est léger, maniable et économique : c’est le compagnon de ville efficace au quotidien.
Son moteur monocylindre de 124 cm³ développe environ 11 ch (8,1 kW). En ville, cela suffit largement. Le scooter décolle franchement au feu, suit le flux de la circulation sans peine et négocie les ronds-points avec une aisance déconcertante. La stabilité du train avant est vraiment rassurante, particulièrement pour les conducteurs qui reprennent la selle après une longue pause.
La vitesse maximale, de l’ordre de 100 à 101 km/h en conditions réelles, interdit les trajets sur voie rapide dès qu’il faut soutenir 110 km/h. Un outil de ville, avant tout. Le poids de 169 kg en ordre de marche se ressent davantage à la manoeuvre dans les espaces confinés. Le coffre d’environ 30 litres permet de loger un casque jet ou un petit sac. Prix neuf : à partir de 4 000 à 4 700 € selon les finitions et l’année.

Notre test du Tricity 300
Le Tricity 300 change de dimension : 28 ch, 239 kg et un coffre de 43,5 litres pour des trajets mixtes et des longues distances.
Son monocylindre de 292 cm³ délivre 28 ch et 29 Nm de couple. En sortie de virage, il pousse avec franchise. Sur voie rapide, il croise confortablement à 110-120 km/h sans être poussé dans ses retranchements. La vitesse maximale réelle est estimée entre 130 et 145 km/h selon les conditions de route et de charge.
Le coffre passe à 43,5 litres, de quoi loger deux casques intégraux. Le tableau de bord est plus complet, le pare-brise plus généreux, le confort en duo clairement supérieur à ce que propose le 125. La consommation reste raisonnable : 3,3 à 3,7 L/100 km.
Le poids grimpe en revanche à 239 kg : le Standing Assist n’est plus un gadget, c’est une nécessité réelle pour maintenir l’équilibre à l’arrêt. À surveiller si vous êtes de petite stature ou si vous débutez sur ce type d’engin. Prix neuf : entre 7 990 et 8 300 € environ selon les années et les options.
Pour situer le Tricity 300 dans la gamme globale, consultez notre guide des scooters 3 roues. Son concurrent le plus direct reste le Piaggio MP3 : retrouvez la comparaison dans notre article sur la gamme Piaggio MP3.
Tricity 125 vs 300 : quel modèle choisir ?
| Critère | Tricity 125 | Tricity 300 |
|---|---|---|
| Cylindrée | 124 cm³ | 292 cm³ |
| Puissance | ~11 ch | 28 ch |
| Poids (ordre de marche) | 169 kg | 239 kg |
| Coffre | ~30 L | 43,5 L |
| Vitesse max (réelle) | ~101 km/h | ~130 à 145 km/h |
| Consommation | ~3,4 L/100 km | ~3,3 à 3,7 L/100 km |
| Prix neuf | à partir de 4 000 € | à partir de 7 990 € |
| Permis requis | B (+ 2 ans + 7h) ou A1 | B (+ 2 ans + 7h) ou A2 |
Si vous circulez essentiellement en ville et que votre budget est serré, le Tricity 125 est le choix logique. Si vous faites régulièrement des trajets mixtes ou que vous emmenez souvent un passager, le Tricity 300 justifie son surcoût. Ceux qui hésitent entre 3 roues et électrique trouveront aussi de l’intérêt dans notre dossier sur le scooter 3 roues électrique.
Quel permis pour conduire un Yamaha Tricity ?
Le Yamaha Tricity, homologué L5e (tricycle motorisé), est accessible en France avec le permis B, sous trois conditions cumulatives précisées par Service-public.gouv.fr :
- Être titulaire du permis B depuis au moins 2 ans.
- Avoir 21 ans ou plus.
- Avoir suivi une formation pratique de 7 heures dans une auto-école agréée.
Ces trois conditions s’appliquent aussi bien au Tricity 125 qu’au Tricity 300 : la cylindrée n’entre pas en compte pour l’homologation L5e, contrairement à une idée reçue. Le coût de la formation oscille généralement entre 250 et 300 €, ce qui reste nettement inférieur au prix d’un permis moto complet.
Sans la formation de 7 heures, il faudra passer un permis moto : le permis A1 pour le 125, le permis A2 pour le 300.
Prix et occasion : ce qu’il faut savoir
Le marché de l’occasion du Yamaha Tricity est actif, signe que les propriétaires sont globalement satisfaits et que la demande reste soutenue.
Pour un Tricity 125 en bon état (30 000 à 50 000 km), comptez entre 2 500 et 3 500 € selon l’année et les équipements. Pour un Tricity 300, les prix oscillent entre 5 000 et 7 000 € pour des véhicules de moins de 5 ans. Un point de vigilance fréquemment mentionné par les propriétaires : l’usure des roulements de direction avant, qui peut apparaître vers 30 000 à 40 000 km. C’est le premier point à vérifier avant tout achat d’occasion.
Le Yamaha Tricity n’est pas qu’un scooter avec une roue de trop. Ce que nos essais ont confirmé, c’est que le système LMW tient vraiment ses promesses sur route mouillée, là où la plupart des conducteurs ralentissent par prudence. Vous choisissez le 125 pour votre budget et vos trajets courts, le 300 pour votre confort et vos ambitions de grande banlieue : dans les deux cas, vous gagnez quelque chose qu’aucun deux-roues classique ne peut offrir au même prix. Le scooter 3 roues, finalement, c’est peut-être moins un compromis qu’une troisième voie.
Questions fréquentes sur le Yamaha Tricity
Le permis B suffit-il pour conduire un Yamaha Tricity 300 ?
Oui, le permis B est suffisant pour conduire un Yamaha Tricity 300, à condition de le posséder depuis au moins 2 ans, d’avoir 21 ans ou plus, et d’avoir suivi une formation pratique de 7 heures en auto-école agréée.
Quelle est la différence principale entre le Tricity 125 et le 300 ?
La différence principale est la puissance et le gabarit. Le 125 développe environ 11 ch pour un poids de 169 kg ; le 300 monte à 28 ch et 239 kg, avec un coffre plus grand (43,5 L) et une aptitude réelle sur voie rapide et en duo.
Le Yamaha Tricity est-il fiable ?
Globalement oui, le Yamaha Tricity bénéficie de la réputation de fiabilité de Yamaha. L’usure des roulements de direction avant est le point de vigilance le plus fréquemment cité, surtout au-delà de 30 000 km. Vérifier cet élément en priorité lors d’un achat d’occasion.
Quel est le prix d’un Yamaha Tricity 300 d’occasion ?
Un Yamaha Tricity 300 d’occasion se négocie généralement entre 5 000 et 7 000 €, selon l’année, le kilométrage et l’état général du véhicule.





