Vélo électrique : le guide complet 2026 (choisir, acheter, utiliser)

Vélo électrique bleu moderne équipé d'un écran interactif affichant des informations, idéal pour achat vélo électrique

Un vélo électrique, ou VAE (vélo à assistance électrique), est un vélo dont un moteur de 250 watts maximum assiste le pédalage jusqu’à 25 km/h : en France, il se conduit sans permis, sans immatriculation et sans assurance obligatoire au-delà de la responsabilité civile. Derrière cette définition simple se cache pourtant une réalité technique et réglementaire dense, qu’il vaut mieux comprendre avant de signer un chèque qui peut grimper à 4 000 euros.

Le vélo électrique n’est plus un effet de mode. Il s’est installé dans le quotidien de millions de Français, dans les centres-villes comme à la campagne, pour aller au travail, faire ses courses, balader les enfants ou simplement reprendre le sport sans souffrir dans les côtes. Ce guide a été pensé pour quelqu’un qui n’y connaît rien et qui veut tout comprendre en une seule lecture. On va parler définitions, normes, composants, budget, aides, sécurité, entretien. Avec des exemples concrets, des tableaux, et sans jargon non expliqué. Mise à jour : 2026.

1. Vélo électrique : de quoi parle-t-on exactement ?

Conseils pour l'achat vélo électrique et réglementation des bases du VAE

Un vélo électrique, dans le langage courant, désigne en réalité un VAE : un vélo à assistance électrique. La nuance n’est pas qu’un détail de vocabulaire, elle est juridique.

Pour qu’un vélo soit considéré comme un VAE en France, il doit répondre à trois conditions strictes définies par l’article R311-1 du Code de la route et rappelées par Service-public.fr :

  • l’assistance ne fonctionne que lorsqu’on pédale, jamais à l’arrêt ou en roue libre,
  • elle se coupe automatiquement à 25 km/h,
  • la puissance nominale continue du moteur ne dépasse pas 250 watts.

Ces caractéristiques sont vérifiées par la norme européenne NF EN 15194, publiée par l’AFNOR, qui est la référence d’homologation pour tous les VAE vendus en Europe. Si vous voyez ce numéro de norme sur la fiche technique, c’est bon signe.

Tant que le vélo respecte ces règles, il est considéré comme un cycle classique. Pas de plaque, pas de carte grise, pas d’assurance obligatoire au-delà de la responsabilité civile, et pas d’âge minimum pour le conduire seul (au-delà de 8 ans hors trottoir, comme tout vélo).

Le cas particulier du speed bike

Le speed bike, parfois appelé speedelec, ressemble à un VAE mais son assistance va jusqu’à 45 km/h. Aux yeux de la loi, ce n’est plus un vélo : c’est un cyclomoteur de catégorie L1e-B, au même titre qu’un scooter 50 cc. Les obligations changent du tout au tout : immatriculation, assurance, casque homologué, gants certifiés, BSR ou permis B.

Beaucoup d’acheteurs découvrent la différence après-coup, en passant à la caisse de l’assureur. Mieux vaut le savoir avant.

VAE, speed bike, vélo classique : ce qui change vraiment

Critère Vélo classique VAE Speed bike
Vitesse max assistée Aucune assistance 25 km/h 45 km/h
Puissance moteur 0 W 250 W max Jusqu’à 4 000 W
Immatriculation Non Non Oui (plaque)
Assurance RC suffit RC suffit Obligatoire (cyclomoteur)
Casque Conseillé Conseillé (obligatoire pour les moins de 12 ans) Obligatoire homologué
Permis Aucun Aucun BSR (AM) ou permis B
Voies cyclables Autorisées Autorisées Interdites

2. Comprendre les composants pour ne pas se tromper à l’achat

Un VAE, c’est un vélo classique auquel on a greffé trois éléments : un moteur, une batterie, et un capteur qui dit au moteur quand s’enclencher. Le diable est dans les détails de chacun de ces trois composants.

Le moteur : pédalier ou moyeu ?

Deux grandes familles dominent le marché.

Le moteur pédalier (aussi appelé moteur central) se loge dans le boîtier de pédalier, donc au centre du vélo. Il pousse la chaîne en même temps que le cycliste. Avantage : la motricité est excellente, la sensation de pédalage reste naturelle, et le poids est bien réparti. Inconvénient : il use davantage la chaîne et la cassette, et il coûte plus cher (souvent 500 à 1 000 euros de plus à modèle équivalent). C’est le choix recommandé en montagne, en vélo cargo ou pour un usage intensif.

Le moteur moyeu (ou moteur roue) est intégré dans le moyeu d’une roue, le plus souvent l’arrière. Avantage : moins cher, plus simple mécaniquement. Inconvénient : la sensation est plus « poussée dans le dos » que naturelle, et la roue motorisée est plus délicate à démonter en cas de crevaison. Choix correct pour un usage urbain et plat.

Le couple moteur, exprimé en Nm

Le couple moteur, mesuré en newton-mètre (Nm), est la force de rotation que le moteur peut délivrer. C’est lui qui détermine la capacité du vélo à grimper les côtes et à démarrer fort, pas la vitesse maximale.

  • 40 Nm : suffit pour un usage urbain plat,
  • 50 à 65 Nm : confort sur faux-plats et petites côtes,
  • 75 à 85 Nm : montagne, charge lourde, vélo cargo,
  • au-delà de 85 Nm : VTT électrique sportif.

La batterie : Wh, autonomie et durabilité

La capacité d’une batterie s’exprime en wattheures (Wh). C’est tout simplement la quantité d’énergie qu’elle peut stocker. Un calcul simple : tension (volts) multipliée par capacité (ampères-heures) égale Wh.

L’autonomie réelle n’a souvent rien à voir avec ce qu’annonce le fabricant. Une batterie de 500 Wh donne, en conditions normales, entre 50 et 100 km selon le mode d’assistance, le poids du cycliste, le vent, le relief et la température. Quand un constructeur annonce 150 km, il a testé en mode éco, sur le plat, avec un cycliste léger. Comptez la moitié pour vous donner une fourchette honnête. On détaille les chiffres réels dans notre article sur l’autonomie d’une batterie de vélo électrique.

La durée de vie d’une batterie au lithium-ion se compte en cycles de charge : entre 500 et 1 000 cycles complets selon la qualité, soit environ 3 à 6 ans d’utilisation quotidienne. Au-delà, la capacité chute progressivement, sans tomber à zéro brutalement.

Le capteur : rotation ou couple ?

Le capteur de pédalage sert au vélo à détecter que vous pédalez et à enclencher l’assistance. Deux technologies coexistent.

Le capteur de rotation détecte si les pédales tournent. Réponse binaire : oui ou non. Sensation de « tout ou rien », l’assistance arrive parfois en décalé. C’est l’option économique.

Le capteur de couple mesure la force que vous appliquez sur les pédales et module l’assistance proportionnellement. Sensation beaucoup plus naturelle, le vélo « comprend » votre effort. C’est l’option premium et c’est aussi celle qu’on retrouve sur les VAE les plus aboutis.

Quels composants pour quel usage ?

Profil Moteur Couple Batterie Capteur
Urbain plat, < 10 km/jour Moyeu 40 Nm 300 à 400 Wh Rotation accepté
Vélotaf, 10 à 30 km/jour Pédalier 50 à 65 Nm 500 Wh Couple recommandé
Reliefs, longues distances Pédalier 75 Nm 625 à 750 Wh Couple obligatoire
Vélo cargo, charge lourde Pédalier 85 Nm 625 Wh minimum Couple obligatoire
VTT électrique Pédalier 85 Nm et plus 625 à 900 Wh Couple obligatoire

3. Les grandes familles de vélos électriques selon votre usage

Acheter un VAE sans avoir clarifié son usage, c’est la meilleure façon d’être déçu six mois plus tard. Avant même de regarder les marques, posez-vous la question du trajet type, de la fréquence, de la distance, et du dénivelé.

Le VAE urbain, ou vélotaf

Conçu pour rouler en ville, sur des distances courtes à moyennes, sur asphalte. Position de conduite droite, garde-boue intégrés, porte-bagages, éclairage permanent. C’est le format le plus vendu en France.

Le VTC électrique

Le VTC, c’est le vélo tout chemin. Polyvalent, il accepte la ville, les chemins blancs, les petits sentiers. Roues plus larges qu’un urbain, suspension avant souvent présente. Bon compromis pour ceux qui alternent vélotaf en semaine et balades familiales le week-end.

Le VTT électrique

Conçu pour le tout-terrain, avec suspensions avant et parfois arrière, gros pneus crantés et géométrie sportive. Couple moteur élevé pour grimper les sentiers raides. Pas adapté à un usage exclusivement urbain.

Le vélo cargo électrique

Le vélo cargo est conçu pour transporter des charges lourdes, jusqu’à 200 kg avec le cycliste, ou plusieurs enfants. C’est le candidat sérieux au remplacement de la deuxième voiture en zone urbaine. On en parle plus en détail dans les meilleurs modèles de vélos cargo électriques.

Le VAE pliant

Format compact, pensé pour les utilisateurs qui combinent vélo et transports en commun, ou qui manquent de place pour stocker un vélo classique. Roues de 16 à 20 pouces, autonomie souvent plus limitée. Notre guide pour bien choisir un vélo pliant urbain détaille les critères de compacité.

Quel type de VAE selon votre profil ?

Votre situation Famille recommandée
Trajets < 15 km en ville, plat VAE urbain
Mix ville et balades en forêt VTC électrique
Sentiers, montagne, sport VTT électrique
Courses, enfants, alternative à la voiture Vélo cargo
Multimodal (train, métro, bureau) VAE pliant
Reprise du sport, parcours vallonnés VTC ou VAE urbain musclé

4. Quel budget prévoir en 2026 ?

Comparatif du prix d'un vélo électrique selon l'usage urbain ou sportif

La gamme de prix d’un VAE neuf s’étale aujourd’hui de 800 à plus de 8 000 euros. Disons-le franchement : en dessous de 1 200 euros, on trouve essentiellement des produits d’entrée de gamme dont la longévité est incertaine. Pour un usage régulier, le bon ticket d’entrée se situe plutôt entre 1 800 et 2 500 euros.

  • Entrée de gamme (800 à 1 500 euros) : moteur moyeu, batterie 300 à 400 Wh, capteur de rotation, composants génériques. Convient à un usage occasionnel et plat.
  • Milieu de gamme (1 500 à 3 000 euros) : moteur pédalier souvent, capteur de couple, batterie 500 Wh, marques reconnues, transmission de qualité correcte. Le coeur du marché.
  • Haut de gamme (3 000 à 6 000 euros) : moteur de marque haut de gamme, batterie 625 à 750 Wh, freins hydrauliques performants, géométrie soignée, garantie longue.
  • Premium (au-delà de 6 000 euros) : vélos cargo équipés, VTT électriques sportifs, vélos sur mesure.

Les coûts cachés qu’on oublie souvent

Un VAE ne s’arrête pas au prix d’achat. Sur trois ans, plusieurs postes viennent gonfler la facture, et il vaut mieux les anticiper.

Coût total de possession sur 3 ans (estimation pour un VAE milieu de gamme)

Poste Coût estimé Commentaire
Vélo neuf 2 200 € Achat unique
Antivol(s) homologué(s) 120 à 200 € Norme SRA recommandée
Casque, gilet, éclairage 80 à 150 € Selon équipement
Révisions atelier (3 ans) 180 à 300 € Une révision par an
Pièces d’usure (chaîne, plaquettes, pneus) 200 à 400 € Variable selon usage
Assurance vol et casse 120 à 350 € sur 3 ans Optionnelle, vivement conseillée
Consommation électrique 15 à 25 € Quasi négligeable
Total estimé 2 900 à 3 600 € Hors batterie de remplacement

Notre article dédié sur le prix d’un vélo électrique détaille les fourchettes par segment et par usage.

5. Aides à l’achat 2026 : le panorama en bref

Plusieurs dispositifs publics peuvent réduire la facture de manière significative, parfois jusqu’à 1 000 euros cumulés. Le paysage évolue d’une année sur l’autre, et il dépend aussi de votre commune et de votre département.

Les principaux leviers à connaître :

  • le bonus écologique versé par l’État, sous conditions de revenus,
  • la prime à la conversion pour les ménages qui mettent au rebut un véhicule polluant,
  • les primes locales de votre région, département, métropole ou ville (Paris, Lyon, Strasbourg, Bordeaux, etc.),
  • le forfait mobilités durables, si votre employeur l’a mis en place.

Comme les montants et les critères changent souvent, on a tout regroupé dans deux articles dédiés, plus faciles à maintenir à jour : le guide complet des aides à l’achat d’un vélo électrique et notre simulateur d’aides par région et par ville.

6. Bien choisir et bien essayer : les bonnes pratiques

Essai d'un vélo électrique urbain en magasin spécialisé avec un vendeur

Un VAE se juge en roulant, pas sur une fiche technique : la sensation d’assistance, le confort de la position et le bruit du moteur ne se révèlent qu’à l’essai. Une fois la famille et le budget définis, cette phase est la plus importante et la plus négligée. Acheter un vélo électrique sans l’avoir essayé, c’est prendre un risque sérieux.

Les critères à examiner pendant l’essai

  • la position : dos droit, légèrement penché, ou très penché vers l’avant,
  • la stabilité à basse vitesse, notamment au démarrage,
  • la progressivité de l’assistance dans les modes éco, normal, sport,
  • le bruit du moteur, qui peut devenir agaçant sur les longs trajets,
  • le freinage : disques hydrauliques très conseillés au-delà de 25 kg de poids total,
  • l’ergonomie de l’écran et des commandes au guidon.

Magasin spécialisé, grande surface ou web : les vrais arbitrages

Le magasin spécialisé reste l’option la plus sûre pour un premier achat. Conseil personnalisé, essai sans pression, montage du vélo sérieux, suivi en cas de problème. Le prix est rarement le plus bas, mais le service inclus le justifie souvent.

La grande surface sportive propose des prix attractifs et un essai rapide. La gamme est plus restreinte, le suivi atelier varie selon les enseignes. À privilégier pour des usages standards et des budgets contenus.

La vente en ligne offre les prix les plus agressifs et un choix infini. En contrepartie, vous recevez un vélo à monter (ou en partie monté), sans essai préalable, et le SAV se règle parfois par retour transporteur. À réserver à un acheteur déjà expérimenté ou à un modèle déjà essayé en magasin.

Les garanties à vérifier avant de signer

La garantie commerciale d’un VAE n’est pas uniforme : 2 ans en général sur le vélo, mais souvent 2 à 5 ans sur le cadre, et seulement 1 à 2 ans sur la batterie. Vérifiez aussi la disponibilité des pièces détachées : un moteur de marque reconnue (Bosch, Shimano, Yamaha, Brose) sera réparable longtemps. Un moteur de marque générique peut devenir un casse-tête après quelques années.

7. Sécurité, équipement et réglementation

Antivol en U verrouillant le cadre d'un vélo électrique à un arceau urbain

Rouler en VAE, c’est aller plus vite et plus loin qu’en vélo musculaire, donc s’exposer à des risques différents. Quelques règles et équipements méritent qu’on s’y attarde, la Sécurité routière les rappelle chaque année.

Le casque : pas obligatoire, mais vivement conseillé

Pour un VAE classique (25 km/h), le casque n’est obligatoire que pour les enfants de moins de 12 ans, qu’ils soient cyclistes ou passagers. Pour les adultes, il est facultatif. Cela dit, vu les vitesses moyennes plus élevées qu’à vélo musculaire, le port du casque est un investissement de bon sens.

Le marquage Bicycode : obligatoire depuis 2021

Le décret n° 2021-1118 a rendu obligatoire le marquage des vélos vendus neufs depuis le 1er janvier 2021, et des vélos d’occasion vendus par des professionnels depuis le 1er juillet 2021. Le système le plus connu s’appelle Bicycode : un identifiant unique gravé sur le cadre, enregistré dans une base nationale qui sert à retrouver les vélos volés.

Si vous achetez un VAE neuf, le marquage doit être fait par le revendeur. Pour un achat d’occasion entre particuliers, c’est à vous de le faire faire (environ 10 euros chez un opérateur agréé).

L’antivol : le poste à ne pas négliger

Le vol de vélo reste un problème massif en France, et un VAE coûte plus cher qu’un vélo classique, donc attire davantage. La règle est simple : prévoir 2 antivols de catégorie SRA (Sécurité et Réparation Automobile) ou labellisés par la FUB (Fédération française des Usagers de la Bicyclette), et toujours attacher le cadre à un point fixe scellé.

Pour aller plus loin, on a un guide dédié sur comment choisir son antivol vélo et un comparatif des meilleurs antivols pour vélo.

L’assurance : utile, mais pas obligatoire

Aucune loi n’impose d’assurer un VAE classique. Cela dit, votre responsabilité civile couvre les dommages que vous causez à autrui, mais pas le vol ni la casse de votre vélo. Pour un VAE de plus de 1 500 euros, une assurance dédiée se justifie. Notre article bien choisir son assurance vélo détaille les options et les pièges des contrats.

L’éclairage et la signalisation

L’éclairage est obligatoire de nuit et par visibilité réduite : un feu blanc ou jaune à l’avant, un feu rouge à l’arrière, et des catadioptres (avant, arrière, latéraux et pédales). Le port d’un gilet rétro-réfléchissant est obligatoire hors agglomération de nuit, ou de jour quand la visibilité est insuffisante.

8. Entretenir son VAE pour le faire durer

Batterie amovible de vélo électrique en charge à l'intérieur sur un plan de travail

Un VAE bien entretenu peut tenir 10 ans et plus, à condition de respecter quelques règles, notamment côté batterie. C’est elle, le composant le plus cher à remplacer (entre 400 et 900 euros).

Les règles d’or de la batterie

  • évitez les charges complètes systématiques : maintenir la batterie entre 20 et 80 % de charge prolonge sensiblement sa durée de vie,
  • ne laissez jamais la batterie déchargée à 0 % pendant des semaines : elle peut se « perdre » définitivement,
  • en hiver, rentrez-la à l’intérieur, à température ambiante, car le froid divise la capacité par deux temporairement et abîme les cellules,
  • rechargez toujours au sec, jamais sous la pluie ou dans un garage humide,
  • gardez le chargeur d’origine, ou un chargeur certifié par le constructeur du moteur, jamais un modèle générique.

L’entretien mécanique courant

Un VAE roule plus vite et plus loin qu’un vélo musculaire, donc ses pièces d’usure se fatiguent plus vite. Les bons réflexes :

  • vérifier la pression des pneus tous les 15 jours (notre article sur comment choisir sa pompe à vélo),
  • nettoyer et lubrifier la chaîne tous les 200 à 300 km,
  • contrôler la tension de la chaîne et l’usure des plaquettes une fois par mois,
  • passer en révision atelier une fois par an, généralement entre 70 et 120 euros.

Pour les accessoires d’entretien et de protection au quotidien, jetez un oeil à notre rubrique accessoires vélo.

Que faire en cas de panne moteur ou batterie ?

Une panne sur la partie électrique se règle rarement à la maison. Un moteur ou une batterie défectueux nécessite un diagnostic électronique que seul un atelier formé à la marque peut faire (Bosch, Shimano, Yamaha ont des réseaux d’agréés). C’est aussi la raison pour laquelle on insiste sur les marques reconnues : un atelier de quartier saura intervenir, alors qu’un moteur générique chinois sera souvent abandonné après quelques années.

9. Vélo électrique vs autres modes de déplacement

Le VAE est-il vraiment écologique ? Vraiment économique ? Réponses chiffrées.

Le bilan carbone

Selon les études de l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), le VAE émet entre 11 et 22 grammes de CO2 par kilomètre parcouru, en intégrant la fabrication de la batterie et l’électricité de recharge. À titre de comparaison, une voiture thermique émet entre 150 et 250 g/km, et une voiture électrique autour de 80 g/km en intégrant sa fabrication.

Le VAE est donc 7 à 20 fois moins émetteur que la voiture thermique sur des trajets équivalents. La fabrication de la batterie pèse environ 30 % du bilan, mais elle est rapidement amortie sur la durée de vie du vélo.

Le coût mensuel comparé

Pour un trajet domicile-travail de 10 km aller, soit 4 000 km par an, voici l’ordre de grandeur sur cinq ans (achat, entretien, énergie, assurance, abonnements éventuels) :

  • VAE : environ 50 à 80 euros par mois,
  • Voiture thermique citadine : 350 à 500 euros par mois,
  • Transports en commun (zone urbaine) : 60 à 90 euros par mois.

Comme on le voit, le VAE est compétitif face aux transports en commun, et radicalement plus économique que la voiture. Le détail du calcul figure dans notre article vélo électrique ou transports en commun, quel est le plus rentable.

Et la santé ?

Contrairement à une idée reçue, rouler en VAE reste un exercice physique. L’assistance ne supprime pas l’effort, elle le module. Les études récentes montrent que les utilisateurs de VAE pédalent en moyenne plus longtemps et plus souvent que les cyclistes musculaires, parce que la barrière psychologique des côtes ou des longues distances disparaît. Bilan calorique sur l’année : souvent supérieur, paradoxalement.

10. FAQ vélo électrique : les questions les plus fréquentes

Faut-il un permis pour conduire un VAE ?

Non, aucun permis n’est requis pour un VAE classique limité à 25 km/h. Pour un speed bike (45 km/h), le BSR (catégorie AM) ou le permis B est exigé.

Le casque est-il obligatoire à vélo électrique ?

Pour un VAE classique, le casque est obligatoire uniquement pour les enfants de moins de 12 ans. Pour les adultes, il est fortement conseillé sans être imposé par la loi.

Quelle est l’autonomie réelle d’un vélo électrique ?

Comptez en moyenne entre 50 et 100 km pour une batterie de 500 Wh, selon le mode d’assistance, le poids du cycliste, le relief, le vent et la température. L’autonomie annoncée par le constructeur est généralement obtenue en mode éco sur le plat, ce qui correspond rarement à un usage réel.

Combien pèse un vélo électrique ?

Un VAE pèse en général entre 20 et 30 kg, contre 10 à 15 kg pour un vélo musculaire. Le moteur, la batterie et un cadre renforcé expliquent l’écart. Les modèles urbains légers descendent parfois autour de 18 kg, tandis qu’un vélo cargo électrique dépasse facilement 35 kg à vide. Ce poids se ressent surtout batterie vide, dans les escaliers ou pour hisser le vélo sur un porte-vélos.

Quelle puissance de moteur choisir pour un vélo électrique ?

La puissance nominale d’un VAE est plafonnée à 250 watts par la loi : au-delà, le vélo change de catégorie. Le vrai critère de choix n’est donc pas le wattage mais le couple moteur, exprimé en newton-mètre : 40 Nm suffisent en ville sur le plat, 50 à 65 Nm pour du vélotaf vallonné, et 75 à 85 Nm pour la montagne ou un vélo cargo chargé.

Puis-je rouler sous la pluie avec un VAE ?

Oui. Les VAE répondant à la norme NF EN 15194 sont conçus pour résister aux projections d’eau (indice IPX4 minimum). Évitez en revanche d’immerger la batterie ou le moteur, et nettoyez sans jet haute pression.

Combien de temps dure une batterie de VAE ?

Entre 500 et 1 000 cycles de charge complets, soit environ 3 à 6 ans d’utilisation quotidienne. Au-delà, la capacité diminue progressivement, sans tomber brutalement à zéro.

Peut-on encore pédaler quand la batterie est vide ?

Oui. Un VAE reste un vélo, on peut continuer à pédaler sans assistance. C’est juste plus lourd que d’habitude (un VAE pèse 20 à 30 kg), donc la sensation est moins agréable, surtout en côte.

Le bonus écologique 2026 est-il toujours en vigueur ?

Les dispositifs nationaux et locaux évoluent chaque année. Pour vérifier vos droits actuels et obtenir un calcul précis, consultez notre guide à jour des aides à l’achat d’un vélo électrique et le simulateur par région.

Vaut-il mieux acheter un vélo électrique neuf ou d’occasion ?

Un VAE d’occasion peut être une bonne affaire, à condition de vérifier l’état de la batterie (nombre de cycles via le diagnostic atelier), la présence du marquage Bicycode et l’historique d’entretien. Si vous achetez à un particulier, demandez la facture d’origine et l’historique de révisions.

Conclusion

Choisir un vélo électrique en 2026, c’est arbitrer entre un usage, un budget, et une exigence de longévité. Définissez d’abord votre profil de cycliste, regardez ensuite les composants en détail (moteur, batterie, capteur), essayez plusieurs modèles avant d’acheter, et n’oubliez pas les coûts annexes : antivol, assurance, entretien.

Le VAE n’est pas qu’un effet de mode, c’est un mode de transport mature, économique, propre, et bon pour la santé. À condition de bien le choisir, et de l’entretenir avec un peu de méthode.

Sources

Maxime Vitali, auteur de Vélo Moto Passion
À propos de l'auteur
Maxime Vitali

Maxime Vitali est le fondateur et l'auteur principal de Vélo Moto Passion. Passionné de deux-roues et impliqué dans la sécurité routière, il participe au déploiement de formations dédiées à la conduite et à la sécurité de tous les deux-roues : vélo, moto, scooter et trottinette.

En savoir plus sur l'auteur